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Société / Bras de fer entre les planteurs et la Sodefor à Guiglo

Ehoussou Fabrice (porte-parole des planteurs du Gouin Débé) : « la Sodefor nous rackette trop »

 Des populations agricultrices de la région du Cavally, à l’ouest de la Côte d’Ivoire, ne semblent pas très contentes des agissements des agents de la Sodefor dans leur zone. Elles dénoncent des tracasseries. Ehoussou Koffi Fabrice, planteur et porte-parole de ce groupe en donne les raisons après une rencontre avec le sous-préfet central de Guiglo.

Vous sortez d’une réunion avec le sous-préfet central de Guiglo. De quoi a-t-il été question ?

Nous sommes venus voir le sous-préfet pour lui exposer notre amertume. Nous sommes l’objet de trop de chantages sur les pistes de nos campements par les agents de la Sodefor. Il est devenu quasi impossible pour nous de sortir de nos campements. La Sodefor de Guiglo nous rackette trop. Aussi bien en véhicule, à moto, qu’à pied, ces agents nous demandent de payer quelque chose. Pour sortir nos productions de la brousse pour la ville, il faut payer. Les camions chargés de produits agricoles sont taxés entre 40 et 50 mille francs Cfa le passage. Et sans charge, c’est au bas mot, 10 mille francs Cfa. A l’aller comme au retour. Et si vous avez le malheur que votre camion tombe en panne et que vous devez rebrousser chemin, vous devez encore payer. Ça fait trop ! Et cela, sur toutes les pistes. Banco, Zoro, Paris, CAC Pépinière, Ziablo, CAC Koffikro, Ifa, ces agents sont partout. Le plus grave, c’est qu’il y a des endroits où la Sodefor fait poster des personnes qui ne sont pas des agents des eaux et forêts, des civiles, des jeunes que nous voyons trainés en ville ou dans des villages. C’est à ceux-là que nous devons payer. Quand vous ne payez pas, votre camion est bloqué. Tous les camions sont assujettis à ces faux frais. De sorte qu’aujourd’hui, les coûts des denrées alimentaires de première nécessité ont flambé. Le sac de riz de 8500f est passé à 13000. Il en est de même pour le litre d’huile qui est vendu à 1500f au lieu de 1000f. C’est de cela que nous sommes venus parler avec le sous-préfet.

 

Que vous a-t-il répondu ?

Je voudrais déjà saluer la disponibilité du sous-préfet qui n’a pas hésité à nous recevoir. Il nous a écoutés. Et séance tenante, il a enjoint au commandant de la Sodefor de veiller à retirer des postes de contrôle tous ceux n’ont pas le droit d’être là-bas. Ensuite, il a conseillé que nous poursuivions les discussions avec les responsables de la Sodefor pour trouver l’équilibre vu qu’en même temps, il s’agit de forêts classées que nous exploitons, et que la Sodefor est en droit de contrôler les entrées et les sorties.

 

Vous le dites si bien, ce sont des forêts classées. N’est-ce pas là, la source de vos problèmes ?

Oui, des forêts classées. Mais, sur la question, un accord avait été déjà trouvé avec l’Etat au moment où l’Etat avait décidé qu’on déguerpisse. L’accord était qu’on pouvait continuer à exploiter nos champs qui étaient déjà en maturité sans plus jamais défricher d’autres parcelles. Et c’est ce que nous faisons. Ce sont principalement, des plantations de cacao. Voyez-vous, des planteurs sont ici, depuis les années 70. Ils y ont toutes leurs économies.

 

Chris monsekela

 

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